Musée de la romanité

Un Musée résolument moderne

Inauguré le 2 juin 2018, le Musée de la Romanité établit un dialogue architectural fort entre deux bâtiments séparés par deux mille ans d’Histoire. Face aux Arènes nîmoises, le Musée prend place en bordure de l’Écusson, dans le cœur historique de la ville. Il est considéré comme le nouveau grand musée de Nîmes Antique. Au vu de l’attente et de l’ampleur du projet, cet édifice est il à la hauteur ?

La ville de Nîmes souhaitait se doter d’un musée complémentaire au Carré d’Art érigé par Sir Norman Foster en 1993. Après de nombreux projet tombés à l’eau, c’est un concours d’architecte réalisé en 2011 qui vu la sélection du cabinet A+ de Montpellier pour la réalisation de cet édifice. Et c’est après 9 ans de travaux que ce bloc imposant et rempli de légèreté apparu en plein centre de Nîmes et touchant du doigt les célèbres arènes.

Le résultat est grandiose. Elizabeth de Portzamparc capte notre attention à merveille depuis l’entrée en coquille du musée, en passant par son escalier en lévitation, jusqu’à ces vues somptueusement travaillées pour que la ville s’offre à notre regard. L’idée de la toge entourant la structure en carreaux de verres est une superbe réalisation et l’effet est magique.

Musée de la romanité
Escaliers du musée de la romanité

La collection

Superbes salles, magnifiques vestiges très bien mis en valeur, splendides maquettes et remarquables vidéos didactiques dans certains des lieux de la visite qui expliquent de façon passionnante la création puis l’évolution de la ville de Nîmes à partir de la source autour de laquelle s’agence désormais le jardin de la Fontaine, ou encore l’histoire justement de ce sanctuaire devenu un jardin à la française subtilement imprégné de ses origines celtico-romaines. Le nombre de pièces de la collection permanente y est impressionnant et autant vous dire qu’une seule visite ne suffira pas.

Une touche de numérique

L’ensemble des oeuvres présente est accompagné de touche numérique mais pas ici de surenchère. Cet option permet de satisfaire l’ensemble de la famille. En effet, les petits, comme les grands, pourront par exemple tester les habits d’époque ou voir une maison gallo-romaine grandeur nature. Cette mixité ancien moderne offre au musée une touche contemporaine et donne au visiteur une expérience forte à chaque regard.

Un Rooftop au top

Mais ce n’est pas fini, la visite se poursuit sur le toit, appelé rooftop, donnant une bouffée d’air frais sur les toits de Nîmes et une autre vue des arènes. Un restaurant, la table du 2 y siège. Vous pourrez vous restaurer en regardant les arènes. Ce restaurant de Franck Putelat élabore une carte avec des plats signatures dans un nouveau concept : Recettes de chefs étoilés, un cadre unique et prestigieux, des prix accessibles.

La table du 2
La terrasse de la table du 2

N’hésitez pas à vous y rendre en fin de journée afin de contempler le couché de soleil, de quoi rester bouche bée.

Pompei, la collection temporaire

Pompei
Exposition temporaire, Pompei un récit oublié

Actuellement, aux sous sol, ce tient une exposition temporaire, Pompei, un récit oublié.

En 79 apr. J.-C., l’éruption du Vésuve entraîne la destruction de la ville de Pompéi. Pline le Jeune, qui était à Misène, décrit l’éruption dans deux de ses Lettres à Tacite : « Un nuage d’une taille et d’un aspect inhabituel… Sa forme rappelait celle d’un arbre et, plus exactement, celle d’un pin. Il se dressait comme un tronc gigantesque et s’élargissait dans les airs en rameaux ». Le Vésuve commence par déverser sur la ville et sur celles d’Herculanum et de Stabies, toutes proches, une énorme masse de scories volcaniques (en particulier de la pierre ponce). Pompéi est englouti sous une épaisse couche de matériaux éruptifs, jusqu’à 2,8 m de scories (lapilli) et quelque 1,8 m de cendres. À Herculanum, les dépôts de matériaux éruptifs atteignent plus de 20 m. Les habitants qui n’avaient pas pris la fuite trouvèrent la mort à la suite de l’écroulement de leurs maisons sous le poids des pierres ponces ou asphyxiés par les nuées ardentes.

À Misène, à la pointe nord du golfe de Naples, un jeune homme de 17 ans, Pline le Jeune, assiste à l’éruption et en rédigera trente ans plus tard le compte-rendu détaillé dans deux lettres à l’historien Tacite. Les vulcanologues donneront bien plus tard le qualificatif de plinéen à une éruption volcanique comme celle qu’il a décrite.

L’oncle du jeune homme, Pline l’Ancien, est un savant connu pour une gigantesque Histoire naturelle en 37 volumes (on lui doit aussi cette critique des excès gastronomiques de ses concitoyens : « Un cuisinier coûte plus cher qu’un triomphe »). Au moment de la catastrophe, il commande la flotte romaine qui mouille à Misène. Mû par la curiosité scientifique et par un sentiment d’humanité, il mourra asphyxié sur la plage de Stabies après avoir tenté avec ses navires d’apporter de l’aide aux habitants de Pompéi.

Personnellement, j’ai été un peu déçu par cette partie qui est un cran en dessous la collection permanente.

En conclusion

Ce musée est un réel coup de coeur et une réelle réussite à la fois architecturale mais également culturelle. A découvrir sans hésiter !

Infos pratiques

Plus d’infos sur  Le Musée de la Romanité

Pour visiter Nîmes

latabledu2.com

Une escapade à Nîmes

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